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6 L'éducation par le jeu

Dernière mise à jour : 26 déc. 2024

A l’époque, je constatais avec étonnement que nous fonctionnions de façon totalement différente du reste du centre et notamment du groupe des «utilitaires» dont j’entendais sans cesse hurler le moniteur. Certes, tout n’était pas rose non plus de notre côté, mais notre façon de nous entrainer exigeait non pas de l’obéissance de la part de nos chiens, mais plutôt de la coopération sans pression ni rapport de force. La session d’entrainement était gaie, encouragée de la voix et du geste pendant l’exercice, et récompensée chaleureusement par le conducteur à la fin par l’envoi de balles ou le don d’un beau morceau de knacki. Seules les réactions du chien jugées agressives étaient sanctionnées, la plupart du temps par une mise sur le dos de l’animal, ou sa mise à l’écart.

Rousky était joueur et gourmand, il a donc rapidement été intéressé par cette activité et nos rapports ont progressé par meilleure compréhension de ma part. C’était un chien au tempérament équilibré, amical ou peu intéressé par ses congénères, et confiant avec les humains, qui a fait preuve de beaucoup de résilience compte tenu de nos débuts catastrophiques. Ma seule inquiétude restait son besoin d’escapade bien normal pour un chien de chasse courant mais difficilement conciliable avec un terrain d’entrainement non clôturé bordant l’étang tout proche : une aberration en termes de sécurité pour les chiens comme pour la faune sauvage.

Observez Rousky. Ces photos ont été prises en février 2005 au cours d’une séance avec mes enfants, soit plus de deux ans après nos premiers pas en agility. A l’époque nous nous nous entrainions uniquement le samedi. Que diriez-vous de son attitude ? Ce n’est pas une question piège, car commenter des photos est toujours très subjectif. « Pour le plaisir…  »



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